en même temps, je me dis que plus personne ne vient voir les blogs étant donné que la mode est à facebook... il faut quand même avouer que c'est un site beaucoup plus dynamique que skyrock...
on peut mettre pleins de photos, des articles, jouer à des gens auxquels on ne comprend rien, discuter en ligne... c'est bien plus sympa que de simples articles que une page que la moitié de vos connaissances ne connait même pas...
les modes changent, le progrès fait peur, le monde fait peur...
Je pense qu'il y a un âge auquel on ouvre les yeux, malgré nous-même, sur le monde dans lequel on vit, sur la société qui nous entoure... un âge qui marque la fin totale de l'innocence...
la plupart des gens pense que cet âge correspond au moment où l'enfant découvre la violence, ou encore, et surtout au moment où il arrête de croire au père Noël ou bien au moment où il découvre que la petite souris n'existe pas...
Je ne pense pas que cet âge soit celui-ci...
Il me semble plutôt que du haut de mes petits 16 ans, je fais parti des gens qui sont en pleins dans ce moment de la vie, moment qui fait peur, par la blessure que nous apporte les scène dont nous sommes les témoins...
j'aimerai partager avec vous un évènement qui m'est arrivé il n'y a pas longtemps... allez savoir pourquoi, les sans abris aiment bien la route que j'emprunte pour rentrer chez moi, le soir, après les cours.. et comme de nombreuses personnes le disent "ils font partis du décor urbain" et chacun passe à côté sans quasiment s'en apercevoir..
et bien, un soir où justement je rentrais chez moi, en soir d'octobre, un soir glacé, un vieux monsieur qui avait l'air tout gentil, qui portait d'énormes lunettes était assis sur le trottoir, portant une pancarte sur laquelle il devait y avoir écrit une demande d'argent pour des raisons diverses. Enfin bref, je suis passée devant lui et je l'ai vu. je ne l'ai pas juste aperçu, je l'ai vu. ce n'était pas le genre d'homme qui habite dans la rue et qui vous aborde pour quémander, non. c'était un vieux monsieur qui avait l'air tout gentil, qui n'était pas un habitué du coin car c'était la première fois que je le voyais. c'était un homme, qui regardait entre ses jambes, le béton sur lequel il était assis.
cet homme, malgré son état qui n'était surement pas le meilleur qu'il ai connu, était beau. Il m'a fait beaucoup de peine. et en passant le seuil de ma grande maison ce soir là, je me suis sentie nulle. Pourquoi? je ne lui ai rien donné, et il était bien plus dans le besoin que moi. Non, je n'ai même pas pris la peine de fouiller dans mon porte-monnaie pour lui donner une pièce. J'ai continué ma route, comme si de rien était et je suis rentrée chez moi, par le portail automatique. J'ai désactivé l'alarme qui ne sers à rien et je me suis retrouvée dans ma chambre, pas très grande certes, mais chauffée et confortable.
Je pense que la vision que j'ai eu de cet homme, m'a réellement fait prendre conscience du monde dans lequel nous vivons, de la réalité des inégalités qui sont injustes mais qui servent à stimuler la croissance.
j'ai eu peur en ouvrant les yeux, peur en tombant sur ce spectacle affreux qu'offre nos rues, nos villes, nos pays soit disant développé...
j'ai eu peur. et j'ai éprouvé une grande colère envers les personnes qui essaient de faire croire que tout va bien.
petit monologue surement inintéressant pour la plupart d'entre vous mais qui me semble au contraire, être de la plus grande importance..
